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Le sourire de la France

Le site Internet de la chaîne nationale Antena 3 affirme que « l’apparition du candidat de centre Bayrut (sic) complique les aspirations de Ségolène ». Rebaptisé également « Beyrou » par d’autres médias, le candidat de « centre » est peu connu de ce côté des Pyrénées. Le terme « apparition » en dit d’ailleurs long sur le manque d’envergure internationale du personnage. Pour les correspondants à Paris des grands quotidiens, qui le connaissent évidemment davantage, Bayrou est incontestablement un candidat de centre-droit. Ainsi, le portrait du candidat dressé par J.M Martí Font pour El País souligne sa participation à des gouvernements de droite ainsi que sa philosophie libérale sur le plan économique et démocrate-chrétienne sur le plan social. Pour le quotidien conservateur ABC, plutôt partisan de Sarkozy, le fait que de nombreux centristes tels que Simone Veil ou Gilles de Robien aient été envoyés en première ligne pour défendre le candidat de l’UMP, afin de contrer la montée dans les sondages de celui de l’UDF, témoigne de l’inquiétude de Sarkozy face à un programme qui apparaît comme un pâle copie du sien. Un « sarkozysme édulcoré » en quelques sortes. 

Ségolène en meeting à Paris - AP - 20 Mars 2007 

Les quotidiens espagnols qui, il y a peu, soulignaient encore les vertus de la « Démocratie participative » de Ségolène, défendent aujourd’hui l’idée selon laquelle la France serait aujourd’hui majoritairement de droite. El País, dans un article de son correspondant à Paris paru aujourd’hui, affirme que la multitude des candidatures d’extrême gauche rendrait plus difficile la tâche de Ségolène, tout en soulignant que les candidats concernés ne représentent en réalité qu’un pourcentage très faible des intentions de vote, inférieur à 10%. Preuve que les Français de gauche ont sans états d’âme majoritairement choisi Ségolène. La candidate socialiste, « sourire de la France » selon Alberto Miguez du site d’information Estrella Digital, « n’attaque personne, ne porte pas d’accusations personnelles et n’est jamais menaçante dans ses propos », ses « promesses électorales sont modérées et viables » ajoute t’il. Ségolène reste fidèle à elle-même et cette attitude l´honore. Néanmoins, face à un François Bayrou se présentant comme un français ordinaire, ce qu’il n’est pas, il conviendrait de redonner à la campagne l’approche participative des débuts,  le concept de « Démocratie participative » cher à Ségolène étant incontestablement un facteur clé pour gagner cette élection face à 11 autres candidats, dont le nom, bien orthographié ou non, ne mérite pas d’entrer dans l’Histoire.

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